Des quotas d’immigration professionnelle : à manier avec les plus grandes précautions !


Mercredi
20 novembre 2019

Le Gouvernement a annoncé la mise en place de quotas d’immigrés par profession à compter de l’année prochaine pour palier le manque de main-d’œuvre dans certaines professions. Le bâtiment étant particulièrement concerné par le sujet, le Président de la CAPEB a été très sollicité par la presse la semaine dernière pour exprimer son point de vue.

Lors de chacune des interviews qu’il a accordée à la presse (notamment radios et TV), Patrick Liébus a rappelé qu’il faut d’abord faire en sorte que les chômeurs en France puissent être remis sur le marché du travail. Il a rappelé également la nécessité de permettre aux entreprises de se réinvestir dans l’apprentissage ce que la crise économique de ces dernières années ne leur a pas permis de faire.

Il a souligné que si une immigration « professionnelle » devait être envisagée, elle devrait se réaliser dans des conditions strictement encadrées. Les immigrés qui viendraient en France pour y travailler dans les secteurs en situation de pénurie de main-d’œuvre, devraient alors être accompagnés pour être logés, pour apprendre le Français (sinon comment communiquer sur les chantiers et comprendre les consignes, notamment de sécurité ?), pour être formés au métier, bref, dans des conditions leur permettant de s’intégrer réellement et durablement.

« Il faudrait créer une task force très opérationnelle pilotée par des responsables professionnels et composée de représentants de l’État, des Régions et des partenaires sociaux pour identifier en continu les besoins en main-d’œuvre des entreprises sur les territoires et faire en sorte que les immigrés relevant de ces quotas puissent vivre dignement dans notre pays » a proposé Patrick Liébus à ce sujet.

Nous suivrons évidemment avec la plus grand attention cette volonté du Gouvernement qui a d’ores et déjà annoncé que les critères requis pour travailler en France seront réduits (3 au lieu de 7), que la liste des métiers en tension serait actualisée (elle date de 2008 et sa mise à jour devrait débuter la semaine prochaine), que des visas de travail pour une durée déterminée et un travail déterminé seront mis en place pour ces « immigrés professionnels ». Le Gouvernement prévoit que ces quotas seront fixés d’ici à l’été prochain.



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